Le Serment d’Hippocrate (Daremberg) PDF

Ce type était utilisé au moins des années 1870 aux années 1970.


ISBN: B01G0OI2EA.

Nom des pages: 140.

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INTRODUCTION.

Le Serment est, par la beauté de la forme et par l’élévation des idées, un des plus précieux monuments de la littérature grecque ; c’est la pièce la plus ancienne et la plus vénérable des archives de la famille des Asclépiades. Il est probable que la formule s’en était perpétuée par tradition depuis longues années, quand Hippocrate l’a définitivement rédigée telle que nous la possédons. Les autorités les plus imposantes, les preuves les plus irrécusables s’élèvent en faveur de son authenticité. Nous trouvons parmi les anciens les témoignages d’Érotien, de Scribonius-Largus, de Soranus, de saint Jérôme, de saint Grégoire de Nazianze, de Th. Priscianus, de Suidas ; parmi les modernes, ceux de Lémos, de Foës, de Meibom, de Triller, de Boerner, de Gruner, d’Ackermann, de M. Littré [1], et de beaucoup d’autres. J’ajouterai, suivant la remarque de ce dernier, que la rédaction du Serment date évidemment d’une époque où les confréries médicales étaient en pleine vigueur, ce qui ne peut guère se rapporter qu’au temps où florissait Hippocrate. D’ailleurs Platon (de Leg. iv, p. 720, A) confirme ce qui est dit dans le Serment sur la transmission de la science aux enfants par les pères, transmission qui a fait la gloire des Asclépiades et en particulier de ceux de Cos. Il nous apprend, en effet, qu’il y avait deux espèces de gens traitant les malades : les serviteurs des médecins, appelés aussi médecins et qui n’apprenaient que par routine ; les médecins proprement dits, formés par une vocation naturelle et par les préceptes de leurs pères. J’apporte une preuve nouvelle de l’authenticité du Serment en établissant dans la note 5) que la double forme d’enseignement admise dans ce petit traité le place à peu prés certainement à l’époque de Platon, contemporain d’Hippocrate. — Le Serment, qui imprimait quelque chose de si solennel et de si sacré à l’exercice de l’art, était prononcé par les médecins au moment où ils allaient entrer en fonctions.

Pendant cette brillante période de la médecine française, la supériorité de l’école de Paris ne pouvait guère être contestée. Il est probable que la science, comme les autres, a partagé le déclin intellectuel général de la Grèce après la suprématie macédonienne; mais les travaux des médecins de l’époque sont presque entièrement perdus et l’étaient encore au temps de Galien. En France, l’introduction de l’antimoine a donné lieu à une controverse amère qui a duré jusqu’au 17ème siècle, et a conduit à l’expulsion de quelques hommes de marque de la faculté de Paris.

L’arabe a également emprunté des mots de langues, y compris le grec et le persan à l’époque médiévale. Ni le scholiast ni Galen ne commente les mots. Le texte est écrit dans un cadre rouge composé de deux lignes parallèles. Ses propres buts étaient une indication à ses disciples de négliger le.